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Nouvelles pièces. 181
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a dit et fait plainte de ce que préfentement étant dans la rue Saint-Honoré au coin de la rue Jean-Saint-Denis, avec Pierre Loriol, écuyer, demeurant au logis du fleur Mufnier, marchand de chevaux, fufdite rue, parlant au nommé Decazes, un des grands moufquetaires, et à fon camarade, un autre particulier grand de taille, vêtu d'un habit de camelot gris-blanc, doublé de rouge, le feroit venu accoftèr et entendant le plaignant parler de ce qui s'étoit pafl"é dimanche dernier à la comédie touchant le meurtre commis contre le portier et l'infulte faite à tous les comédiens ', auroit dit que la chofe ne s'étoit pas palTée de la façon qu'il en parloit, qu'il en avoit menti : ce que ne pouvant être entendu par lui plaignant, il auroit mis l'épée à la main et fans les autres qui étoient avec le plaignant qui l'auroient emmené, il y feroit arrivé plus grand défordre. Dont et de quoi il eil venu nous demander acte.
Signé : Louis Béjard.
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i. Ces scènes de désordre étaient fréquentes, au xvii- siécle, dans les théâtres. L'insolence des laquais était extrême et la troupe de Molière fut souvent en butte à leur violence. J'ai publié, en 1871, dans le livret intitulé : Documents inédits sur J.-B. Poquelin Molière; Paris, Plon, p. 9 et 27, deux procès-verbaux dressés dans des circonstances analogues à celle signalée ici. •
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